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L'emperreur est de retour

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Wagram - 6 juillet 1809

Du haut de sa colline l'emperreur voit qu'il a remporté une grande victoire.

A 8 heures, l'assaut français est lancé avec une puissance extraordinaire. L'Empereur a remarqué une faiblesse dans une ligne de défense ennemie, et il souhaite exploiter cette brèche pour couper les autrichiens en deux. Le maréchal Oudinot attaque à Russbach détenue par Hohenzollern, qu'il prend sans aucun problème. Mais la contre-attaque autrichienne se met en marche, et Davout se trouve en difficulté. Bernadotte, arrivé dans la nuit, s'élance sur le plateau de Wagram, après avoir conquis les abords de la ville d'Aderklaa, plus au sud. La nuit tombante, le combat ne baisse pas en intensité, et les autrichiens se défendent comme des lions (ils veulent tenir leurs positions jusqu'au bout). Grâce à ce courage désespéré, Napoléon a échoué dans sa tentative d'encerclement de l'armée de l'Archiduc. Néanmoins, les pertes ennemis sont terrifiantes (environ 10 000 morts et disparus). Le lendemain, à exactement 2 heures du matin, les deux camps reprennent leur offensive respective. L'Archiduc concentre ses forces à Aspern en tentant de faire tomber le village détenu par Masséna et Bernadotte sur le flanc droit tandis que sur son aile gauche il garde les hauteurs. Les français, sous la fantastique pression autrichienne (attaque coordonné de plus de 75 000 soldats), les deux chefs français sont obligés de se replier sur Wagram. A ce moment précis, la situation commence à devenir critique, et Napoléon aurait pu perdre la bataille, sans le fameux "coup d'oeil" qui l'a sauvé dans maintes occasions. A 14 heures, l'Empereur rassemble ses forces sur Aspern pour, à première vue, reconquérir la ville. Mais les projets de Napoléon en sont tout autres : il feint une attaque de front en plaçant sa plus grosse batterie en face de esseing et wagram mais il veut contourner des deux côtés l'armée autrichienne, et enfin seulement, après anéantissement de celle-ci, fondre sur les derniers carrés encore debout de la ville. Pour cela, il ordonne à Drout d'exécuter la manoeuvre. Cet ancien général, habitué de longues dates des techniques de guerre de l'Empereur, surnommé le "Sage de la Grande Armée", va mettre en place la plus formidable batterie d'artillerie dans une bataille : pas moins de 100 pièces de canons sont rassemblés en un même point, anéantissant les charges autrichiennes. Se lance ensuite les traditionnelles et puissantes charges françaises, menées par le célèbre général de Lasalle, qui malheureusement décèdera des suites de ses blessures. L'armée autrichienne de l'archiduc Charles est presque totalement anéantie, les maigres bataillons survivants de la tuerie s'enfuient déjà vers Vienne. Celui-ci laisse plus de 40 000 morts sur le plateau de Wagram, contre 20 000 pour les français.